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Conférence « Les Femmes de Chambord au XVIe siècle »

Thibaud Fourrier et François Parrot viendront évoquer les femmes de Chambord au XVIe siècle.

 

Les Femmes de Chambord au XVIe siècle

 

Exposé de Thibaud FOURRIER et François PARROT

Chambord n’est peut-être pas connu pour être « le château des dames », cependant, un certain nombre de femmes, illustres ou méconnues, parsèment l’histoire de ce bâtiment dès le début de sa construction et jusqu’au règne du dernier des Valois. Ainsi, l’une d’elles se distingue comme véritable « gardienne du temple », ayant fréquenté Chambord, auquel elle témoignait un attachement certain, à de multiples reprises, sous François Ier, Henri II, François II, Charles IX et Henri III…

Une autre, à l’ombre des échafaudages et des grues, y a trouvé l’amour – ou tout au moins un mari… Une autre encore nous a laissé un témoignage émerveillé de sa visite du donjon tout juste achevé, en 1536…

Elles s’appelaient Anne, Mathurine, Marie ou La Chailloue et toutes nous font revivre la folle aventure de la construction de ce palais inouï où l’on prêchait la croisade, puis de son inachèvement dans un pays ravagé par les guerres de religion.

 

Les auteurs :

Thibaud Fourrier (docteur en Histoire) et François Parot sont tous les deux chercheurs associés au Centre d’études supérieures de la Renaissance à Tours
Ils sont co-auteurs de nombreux articles scientifiques et chapitres de livres, dans le domaine de l’histoire de l’art, de l’emblématique et de l’évangélisme à la cour de François Ier.

Précédentes interventions à la SSLLC :
• « Qu’est-ce que Chambord ? Étude du décor sculpté et nouvelles interprétations », t. 65, 2010
• « François de Moulins de Rochefort, maître d’école de François Ier », t. 67, 2012

T. Fourrier est par ailleurs spécialiste de l’histoire du protestantisme et de l’horlogerie à Blois :
• « La communauté protestante de Blois au XVIIe siècle : réseaux et influences », t. 68, 2013.

 

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L’entourage masculin de Marie-Antoinette : l’apparition du concept de « Favori de la reine » par Emmanuel de VALICOURT

Alors que l’Étiquette de Louis XIV continue de régir la vie à Versailles, Louis XV se retire dès qu’il le peut avec une compagnie choisie à qui il prépare le café, quand Louis XVI se replie dans sa forge sous les toits du château. A leur suite, l’ensemble de l’aristocratie se met à priser les plaisirs d’une vie d’intimité. Dans ce mouvement, Marie-Antoinette joue un rôle exemplaire. Rapidement lassée des devoirs de sa charge, que l’impératrice Marie-Thérèse ne cesse de lui rappeler, elle goûte de retrouver ses amis en des lieux fermés au reste de la cour : « Ici je ne suis pas la reine, je suis moi ». Aucune de ses devancières n’avait affiché une telle séparation entre la souveraine et la femme. Elle entend vivre en harmonie avec elle-même et ses sentiments. Alors que nul n’ignore ses déboires conjugaux, la reine est vue à Paris au bal de l’Opéra avec le comte d’Artois, à Versailles avec le beau Lauzun, avec le cancanier Besenval, le capricieux Vaudreuil, à Trianon avec le docile Esterhazy, ou le ténébreux Fersen. La cour parle des « Favoris de la reine ».

Autour de ce nouveau rôle, les intrigues se nouent et se défont entre les candidats et leurs soutiens.

 

Emmanuel de Valicourt, ordonné prêtre en 2006, curé du secteur pastoral Blois-Rive-Gauche, chancelier diocésain à Blois depuis 2019, est également juriste et chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris. En 2016, il obtient le grade de docteur en droit, suite à la validation de sa thèse intitulée « La Société parfaite – catégorie de la modernité, catégorie théologique ».
Passionné par l’histoire de la société française d’Ancien Régime pré-révolutionnaire, il est l’auteur d’une biographie de Charles-Alexandre de Calonne, dernier grand ministre de Louis XVI (Clément Juglar, 11/2015), saluée par la critique. En 2019, il publie son deuxième ouvrage intitulé « Les Favoris de la Reine. Dans l’intimité de Marie-Antoinette » (Taillandier, 5/2019)

 

Tarifs :
– Adhérents : gratuit
– Visiteurs : 5€
Salle Kléber-Loustau à l’hôtel du département de Loir-et-Cher, 18h
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Conférence « Chambord et le problème du modèle en bois attribué à Dominique DE CORTONE »

Par Jean-Sylvain CAILLOU, le 4 mai 2022 à 18h salle Kléber LOUSTAU de l’Hôtel du Département de Loir-et-Cher
Ancien membre de la SSLLC parti travailler pendant de nombreuses années à l’étranger. Il est archéologue, auteur de recherches sur Chambord et les souterrains du Blaisois, docteur en histoire et civilisations de l’Antiquité, et expert judiciaire.

Si Chambord est le château le plus connu du Val de Loire, les archives concernant le début de sa construction sont peu nombreuses et ne disent mot, ni du projet initial ni de son architecte. Une ancienne maquette du château fut heureusement découverte dans une maison de Blois à la fin du XVIIe siècle par André FÉLIBIEN. Il en fit une description et des dessins « par lesquels on peut juger de l’intention de l’architecte et de la différence de cette pensée avec ce qui a été exécuté ».

Depuis les premières monographies sur Chambord, celles de Louis DE LA SAUSSAYE au XIXe siècle, jusqu’aux publications les plus récentes, le modèle en bois est systématiquement considéré comme un projet antérieur au début du chantier de Chambord, en septembre 1519. La dernière étude sur le sujet va même jusqu’à supposer que cette maquette, attribuée à l’architecte italien Dominique DE CORTONE, reflèterait le projet d’un « édifice de dimensions assez réduites par rapport au château actuel » qui aurait été conçu entre août 1516 et mai 1518.

À la lumière des observations architecturales les plus récentes, le réexamen que nous proposons arrive à des conclusions sensiblement différentes. Il invite à reconnaître un projet réalisé après une première phase de travaux – ce qui expliquerait aussi les similitudes – et proposant une redéfinition des espaces intérieurs du château consécutive à la révision du plan d’ensemble par François Ier en 1526, au retour de sa captivité en Espagne.

 

André FÉLIBIEN, manuscrit page 55 © collection du Château de Cheverny (Photographie Suzanne NAGY)