Mercredi 3 juin 2026 à 18h00
Si les souverains mésopotamiens de l’antique Assyrie faisaient longuement état dans leurs chroniques de règne des jardins qu’ils firent construire, c’est que le jardin relevait dans ces contrées arides, sinon du miracle, du moins de travaux immenses qui reflétaient la puissance de leur commanditaire. Le souverain se posait alors en prince constructeur. En Iran antique, le « paradeisos » royal décrit par les Grecs n’allait-il pas même donner à l’imaginaire la description du paradis ?
A la période moderne, le jardin princier, indissociable du palais, est un lieu de prestige, de réception diplomatique et de fêtes, à l’instar des jardins royaux d’Ispahan au XVIIe siècle qui furent l’objet de toutes les admirations. En marge du jardin, des ménageries et enclos de chasse participaient au prestige et au plaisir royal. Le conférencier montrera avec un ensemble d’images et de textes de témoignages, les différentes facettes du jardin en Orient en lien avec le pouvoir.
Farhad Kazemi, conservateur du patrimoine, est chargé des collections de l’Iran médiéval au département des arts de l’Islam au musée du Louvre
Salle Kléber-Loustau, Hôtel du Département, Place de la République, Blois
Entrée gratuite pour les adhérents et les moins de 26 ans, visiteurs 5 €.
Adhésion et ré-adhésion possible à l’entrée

